C’est notre port d’attache et notre ville de cœur. Nos « Lettres à Brest » sont tout à la fois des déclarations d’amour et des cartons d’invitation. Allez viens, on t’emmène.
Entière Tu te tiens droite, toujours.De Siam à Jaurès, de Recouvrance à Strasbourg, ta colonne vertébrale t’impose cette posture sans repli et sans détour. Si ton regard porte loin vers l’horizon, jamais tu ne regardes de haut. Tu es accueillante par nature. À celles et ceux qui te découvrent, tu offres des rues avec vues,des rues avec vent, époustouflantes vues. Tu es Brest la blanche ou Brest la grise. Gris béton. Jamais pourtant, tu n’en fais des tonnes. Il te suffit d’être toi, visage taillé à la serpe par Braque ou Picasso. Lumières floues, façon Turner. Tu es sincère et fière, tu es entière. L’âge te va bien, tu es belle de cette beauté nouvelle qui n’insulte ni la jeunesse ni l’avenir.C’est ta suprême élégance.
Solaire Sans même chercher à briller, tu rayonnes. Tu aimes partager, ton cœur, ton temps. Gris, le temps ? Je ne vois pas de quoi ils parlent. Un simple rayon et tout prend vie : tes rues, tes terrasses, tes gens. Tristes les gens ? Je ne vois pas de quoi ils parlent Les brestois sont entiers, sincères, vivants. Ils aiment fort, vivent intensément. Ils profitent de chaque éclaircie comme un rendez-vous incontournable. Brest. Contrastée. Claire obscure. Boule à 1000 facettes. Tu reflètes ce que d’autres villes cachent. Et sans même chercher à briller, tu rayonnes. Même sous la pluie.
Suspendue Suspendue entre ciel et mer, entre présent et passé. Quand je traverse le pont de Recouvrance, j’ai le souffle coupé, d’abord par le vent, puis face à cette prouesse technique, enfin par ta beauté. À droite, la rade se dessine, à gauche, la Penfeld serpente. S’aventurer entre ces deux arches bétonnées, c’est tisser le fil de ton histoire entre Brest même et Recou. C’est te contempler, toi, Brest, sous tous tes angles, sous toutes tes rives.
Résiliente À l’image de ta météo, tour à tour triste, mélancolique, te voilà aujourd’hui lumineuse, moderne et inspirante. Ville forte, tu as su renaître de tes cendres, cicatriser tes plaies pour te réinventer et alors que je ne t’avais jamais envisagée, bien que tu sois la ville où je suis née, avec les années, c’est avec une certaine fierté que je peux dire que tu es devenue mon véritable port d’attache. Brest forever.
Chaleureuse Toi, Brest, t’es loin. Tout au bout, presque au bord du monde. Il faut te vouloir. Je ne suis pas arrivée ici par hasard. Au premier regard, t’es pas vraiment belle, un peu brute, un peu grise. Sous ton béton, il y a du vrai, du solide : des rires francs, des gens qui te ressemblent - vrais, sans vernis. Et c’est là qu’on comprend : ta beauté, elle se mérite. Et quand on t’aime, c’est pour de bon.
Surprenante Tu tords le cou aux idées reçues. Tu n’es pas moche, tu es singulière. Ici, rien n’est fait pour séduire au premier regard. Et pourtant, on s’attache bien vite à ce mélange de béton, de brume et de vues mer à couper le souffle. À mon arrivée sur Brest, beaucoup m’ont plainte et aujourd’hui, c’est à mon tour de les plaindre de ne pas avoir fait ta connaissance ! Tu as su me surprendre et me charmer. La ferveur des Brestois y est sûrement pour beaucoup. Ici, c’est Brest !
Vivante Brest, tu ne dors jamais vraiment.Ton vent pousse les gens à avancer, à inventer, à se retrouver. Dans tes restaurants et tes boutiques de Siam ou de Jaurès, j’ai refait le monde entre deux rires. Ta pluie n’arrête personne ici, elle fait partie du décor. J’enfile ma veste, je file à l’Arena ou aux Capucins pour avoir des paillettes dans les yeux,et je me dit qu’il n’y a pas d’endroit plus vivant.
Humaine Brest, ma ville, chère à mon cœur. Ce qui te rend précieuse, ce ne sont ni tes bâtiments ni ta rade, mais les gens qui t’habitent. Banalités, pluie ou soleil, peu importe les mots. Jour et nuit, je sais que dans ton vent, dans ta lumière, je trouverai toujours un peu de chaleur.
Indomptable Brest, l’indomptable. Tu es la rebelle du bout du monde. Celle qui rit fort sous la pluie, qui transforme la grisaille en arc-en-ciel. Ici, ton air est pur et ton souffle a le goût du sel. Un vent qui fouette les joues et réveille les cœurs engourdis. Là où chaque détour me ramène à la mer, immense et changeante, tantôt calme, tantôt rugissante, toujours fidèle. Elle borde tes rues, façonne tes humeurs, bat la mesure de tes jours et de tes nuits. Parfois tu fais des vagues, des vraies. Celles qui secouent, qui éclaboussent, mais tu tiens toujours la marée, droite face au large. Brest, tu ne cherches pas à séduire. Tu surprends. Tu bouscules. Tu t’assumes. Tu avances à contre-courant, et c’est ça qui te rend belle.